L'impuissance

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Jusque dans un passé récent, les moyens de traiter l’impuissance masculine étaient quasiment nuls. Depuis l’Antiquité, les hommes ont toujours cherché des aphrodisiaques destinés à raviver leurs sens éteints. Comme on avait constaté que la pendaison provoquait souvent une turgescence de la verge, un noble du dix huitième siècle, pour retrouver une érection, se faisait stranguler par ses serviteurs qui le pendaient à l’espagnolette d’une fenêtre de son château ; et à plusieurs, ils l’aidaient à pénétrer une soubrette… Malheureusement, un jour il est mort étranglé dans cette situation un peu scabreuse. Les Asiatiques étaient des spécialistes pour rechercher des produits en tous genres et les rhinocéros ont payé un lourd tribut en raison des vertus aphrodisiaques attribuées à leur corne réduite en poudre…

Pendant longtemps, on a confondu la perte de la libido avec l’impuissance. La perte de la libido correspond à l’abolition du désir sexuel. Mais ce n’est pas vraiment l’impuissance qui, elle, est la perte de l’érection alors que le désir est intact et que le mécanisme de l’excitation et de l’éjaculation est conservé. L’impuissant ne peut pas pénétrer car son pénis est mou. Il en ressent une grande frustration. On se souvient de l’ouvrage de l’écrivain Romain Gary : « Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable », relatant les conséquences de l’impuissance chez le grand séducteur qu’il était. Son suicide a certainement été motivé au moins en partie par la perte de sa fonction érectile.    
Quand tout fonctionne, notamment chez un sujet jeune, le désir survient facilement à la suite du contact avec une femme. Parfois, une simple pensée ou une image érotique suffit à déclencher le désir sexuel. Les sens comme la vue, l’olfaction, le toucher des organes sexuels de la partenaire vont participer à exacerber le désir sexuel et celui-ci va provoquer l’érection. L’excitation provient donc des récepteurs périphériques qui vont envoyer le message dans le cerveau qui transfère l’excitation à travers la moelle épinière et enfin déclenche l’érection.
 

Comment se produit l’érection ?

L’érection est produite par un afflux de sang dans une partie spongieuse de la verge, les corps caverneux, qui se gonfle et durcit lorsque ces derniers sont gorgés de sang. Pour que l’érection se maintienne suffisamment longtemps, il faut que le sang reste emprisonné dans les corps caverneux et cela est obtenu grâce à un mécanisme sphinctérien qui bloque le retour du sang hors de la verge, de la même manière que le sphincter anal empêche les matières de sortir de l’anus entre les selles.
 
Il existe plusieurs types d’impuissance qui peuvent se combiner. L’acte sexuel étant lourdement chargé symboliquement, les influences psychologiques parasites vont pouvoir le perturber facilement. C’est ainsi que, par exemple, un sentiment de honte, ou de crainte, un stress, une angoisse de performance vont facilement bloquer l’érection. D’autre part, dans les temps préhistoriques, la copulation représentait souvent un facteur de danger en distrayant le couple des prédateurs éventuels. A la moindre alerte, il fallait que l’érection cesse immédiatement pour fuir ou se défendre. C’est malheureusement ce mécanisme qui est mis en œuvre de nos jours à la moindre émotion négative. Dans l’angoisse de performance, un homme qui est très amoureux, ou très ému par sa conquête, bouleversé d’atteindre un but qui lui semblait inaccessible, et enfin désireux d’effectuer une prestation exceptionnelle, peut se trouver en panne d’érection sous l’effet de ces émotions parasites, à son grand désespoir.


L’impuissance liée à l’âge

Au début, l’érection apparaît chez le jeune enfant vers 3 ou 4 ans, la masturbation faisant parfois son apparition à cet âge. Puis, il y a une phase de latence pendant laquelle, en général, il n’y a pas de besoin sexuel chez l’enfant. Entre 10 et 13 ans, l’érection réapparaît sous l’effet de stimuli variés, frottements, chocs… A ce moment même, un enfant ignorant de la sexualité va découvrir l’orgasme en jouant simplement avec sa verge turgescente, et faire ainsi l’apprentissage de la masturbation. C’est tout à fait normal et les mamans ne doivent pas s’inquiéter. Tout au long de l’adolescence et de l’état de jeune adulte, la libido va aller vers un maximum, avec des érections fréquentes et extrêmement fermes. A partir de 25-30 ans, les choses se calment un peu mais les érections restent en général de bonne qualité et l’homme est souvent capable d’avoir une activité sexuelle avec plusieurs rapports rapprochés, et ce jusqu’à l’approche de la cinquantaine. Cependant, avec une partenaire régulière, l’ardeur des débuts s’assagit et souvent les femmes sont moins motivées par le sexe après les grossesses et à l’approche de la ménopause. Il peut s’installer une conjugopathie (maladie psychologique conflictuelle au sein du couple). En effet, la vie conjugale au long cours est source de conflits plus ou moins larvés et les psychologues parlent de femmes castratrices. Le mari a donc de plus en plus de mal à trouver les conditions psychologiques et la sérénité nécessaire à une bonne érection. L’angoisse de performance vient compléter le cercle vicieux de la mésentente sexuelle dans le couple.
A partir de 40 ans, il y a 10 à 15 % des hommes qui commencent à avoir des problèmes d’érection. Vers la cinquantaine, il y en a 30 %, vers la soixantaine il y en a 50 %. Par contre, il y a encore peut-être 15 à 20 % des hommes de 80 ans qui ont encore une érection satisfaisante.
Plus un homme avance en âge et plus il a de chances de voir se détériorer le système de maintien de l’érection.
 

 

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